
Gestion de l’inflammation chez les animaux de sport et d’élevage
Table des matières
- Temps de lecture : 5 minutes
L’inflammation est une réaction naturelle de l’organisme face à une agression ou un traumatisme. Chez les animaux de sport comme les chevaux ou chez les animaux d’élevage intensif, les sollicitations physiques, les infections et les interventions chirurgicales entraînent fréquemment des réactions inflammatoires aiguës ou chroniques. La gestion de cette inflammation est cruciale pour garantir le bien- être, maintenir la performance et prévenir les complications secondaires. Le laser AMI, conçu initialement pour le monde équin, offre une alternative douce, ciblée et non invasive à l’arsenal classique anti-inflammatoire.
Comprendre l’inflammation chez l’animal
L’inflammation peut se manifester sous différentes formes :
Gonflement articulaire
Douleurs musculaires
Troubles digestifs
Atteintes hépatiques ou rénales
Dans les élevages, elle est souvent liée à des infections, des chirurgies, ou à un stress métabolique. Chez les chevaux sportifs, les microtraumatismes répétés génèrent une inflammation persistante qui peut altérer la performance et provoquer des arrêts d’activité.
Traditionnellement, ces états inflammatoires sont traités par des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), parfois efficaces mais non dénués d’effets secondaires. Le laser AMI propose une approche différente, qui ne supprime pas artificiellement l’inflammation, mais en régule les mécanismes fondamentaux.
Le laser comme modulateur de la réponse inflammatoire
Le dispositif AMI utilise des impulsions infrarouges à 904 nm, avec une durée d’impulsion de 100 ns et une puissance de crête de 80 W. Ce rayonnement, absorbé par les tissus sans effet thermique, agit directement sur les cellules immunitaires, les parois vasculaires et les tissus conjonctifs.
Plusieurs études ont mis en évidence que l’irradiation laser diminue les concentrations de cytokines pro-inflammatoires (TNF-α, IL-6) tout en stimulant la production de cytokines anti-inflammatoires (IL-10).
Elle réduit l’infiltration leucocytaire dans les tissus, favorise la résolution de l’œdème, et relance le drainage lymphatique.
Données de terrain : chevaux et veaux
Les chevaux
Le laser est utilisé sur les zones musculaires ou articulaires après les compétitions. On observe une diminution des douleurs, une meilleure souplesse articulaire, et une reprise plus rapide de l’activité. En stimulant la circulation et en modulant l’inflammation, le laser favorise une récupération harmonieuse.
Les veaux
Dans les élevages de veaux, des protocoles ont été appliqués après des chirurgies (hernies ombilicales, castrations) avec un suivi biochimique. Les animaux traités au laser présentaient une chute significative des enzymes hépatiques (ASAT, ALAT), révélant une réduction du stress cellulaire et de l’inflammation tissulaire.

Régulation sans suppression : un changement de paradigm
Là où les médicaments cherchent à bloquer la réaction inflammatoire, le laser cherche à en corriger les excès. Il ne freine pas les défenses naturelles mais les module, ce qui préserve l’efficacité immunitaire tout en évitant la chronicité. Cette différence est essentielle, notamment pour les animaux exposés à des agressions répétées.
Le laser AMI agit ainsi comme un "chef d’orchestre" physiologique, rétablissant les équilibres internes plutôt que de masquer les symptômes.
Facilement intégrable aux protocoles vétérinaires
L’application du laser est simple : les zones cibles sont généralement les articulations, les muscles sollicités, ou les zones de cicatrisation. Une séance dure de 30 secondes à 5 minutes selon la fréquence choisie (80 Hz ou 10 000 Hz) et peut être répétée sans effet secondaire.
L’absence d’effet nocif sur les tissus et la rapidité des résultats permettent une utilisation régulière, même en ambulatoire ou sur le terrain, sans perturber les activités de l’animal.
Une piste pour l’avenir des soins non invasifs
Les résultats observés sur les animaux montrent que la gestion de l’inflammation peut être réalisée autrement : en relancant les mécanismes naturels plutôt qu’en les supprimant. Cela ouvre des perspectives pour une médecine vétérinaire plus physiologique, plus durable, et potentiellement transposable à d’autres espèces vivantes.
Ce type de régulation bio-inspirée résonne avec les principes de la médecine intégrative, où le soin respecte les processus adaptatifs au lieu de les contrarier.
Conclusion : une inflammation maîtrisée, un animal équilibré
Le laser AMI permet une gestion fine de l’inflammation chez les animaux de sport et d’élevage. En stimulant les processus de réparation et en modulant les médiateurs biologiques, il offre une solution naturelle, efficace et sûre.
Au-delà de son efficacité cliniquement observée, cette approche invite à réfléchir sur une autre manière de prendre soin du vivant : avec intelligence, respect et technicité.
Références
Étude récente montrant chez les modèles animaux que la PBM accélère la transition macrophagique de M1 à M2, diminue TNF‑α et IL‑1β, et favorise la récupération musculo‑squelettique.
Revue approfondie (Hamblin, 2017) décrivant comment la PBM (infra‑rouge) réduit l’inflammation via modulation de NF‑κB, stress oxydatif et réponse macrophagique.
