
Le soutien laser dans les états infectieux et les pathologies virales
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Les infections, qu’elles soient d’origine bactérienne ou virale, représentent une menace récurrente pour la santé animale, en particulier dans les environnements denses comme les élevages ou les centres d'entraînement. En complément des mesures classiques (hygiène, antibiotiques), le recours au laser AMI ouvre des perspectives nouvelles pour soutenir l’organisme dans sa lutte contre les agents pathogènes.
Une approche indirecte mais puissante
Le laser AMI, à impulsions infrarouges (904 nm, 100 ns), n’agit pas directement sur les virus ou les bactéries. Son action passe par la stimulation du système immunitaire, l’amélioration de la microcirculation, et la réduction du stress oxydatif. Cette approche, centrée sur l’organisme lui-même, permet une réponse plus adaptée et plus rapide aux agressions infectieuses.
Renforcement immunitaire documenté
Des recherches conduites sur des animaux de différentes espèces ont montré qu’après irradiation laser, on observe :
Une augmentation du nombre de lymphocytes actifs
Une stimulation des macrophages
Une réduction de la charge virale dans certains modèles
Une production accrue d’anticorps en post-vaccination
Ces résultats, bien que réalisés dans un cadre vétérinaire, mettent en avant l’impact profond du laser sur les mécanismes de défense cellulaire.
Applications concrètes : chevaux, veaux, oiseaux
Les chevaux
Chez les chevaux atteints de pathologies respiratoires virales (herpès, virus, grippe), le traitement laser appliqué sur les points de circulation vasculaire a permis une réduction plus rapide des symptômes : fièvre, jetage, fatigue. Il favorise également une meilleure oxygénation tissulaire et limite les complications secondaires.
Les oiseaux
Dans les élevages avicoles, l’irradiation précoce des poussins exposés à des virus respiratoires a permis d’améliorer les taux de survie, de réduire les pertes et de renforcer les réponses immunitaires humorales.
Les veaux
En cas de gastro-entérites virales ou d’infections combinées, le laser soutient les fonctions digestives et immunitaires sans interagir avec les traitements pharmacologiques en cours.

Contrôle du stress et effet systémique
Le stress est un facteur aggravant majeur en cas d’infection. Il affaiblit les barrières immunitaires et favorise la propagation des agents pathogènes. En activant le système nerveux autonome parasympathique et en réduisant les marqueurs de stress oxydatif, le laser AMI restaure un terrain favorable à la défense naturelle.
Cette capacité à agir systémiquement, notamment via les irradiations auriculaires ou veineuses, permet de soutenir l’organisme sans surcharge ni conflit avec d’autres traitements.
Une action préventive et régénérative
Outre les situations d’urgence infectieuse, le laser peut être intégré dans des protocoles de prévention, notamment en période à risque (changement de saison, transport, post-vaccination). Il permet de renforcer les réserves adaptatives de l’animal et d’optimiser la récupération après une maladie.
Chez certains animaux convalescents, des séries de séances laser ont permis une normalisation progressive des paramètres hématologiques et une reprise de l’activité sans complication.
Conclusion : accompagner l’organisme dans sa lutte
Le laser AMI, en s’appuyant sur la biologie du vivant, constitue un outil d’appoint puissant pour les vétérinaires confrontés à des infections aiguës ou chroniques. Son mode d’action, non spécifique mais intensément régulateur, en fait un partenaire idéal de la médecine intégrative.
Utilisé de manière judicieuse, il aide l’animal à mobiliser ses propres ressources, à contrer les agressions, et à retrouver un équilibre dynamique. Une stratégie qui pourrait, en d’autres contextes, inspirer les soins d’espèces bien au-delà du monde animal.
Références
Chez des souris infectées par MRSA cutané, l’irradiation à 1072 nm augmente l’expression de cytokines pro-inflammatoires (IL‑1β, TNF‑α, IL‑6) dans les premières heures, puis normalise, et stimule l’expression de VEGF, favorisant une réponse immunitaire plus rapide et efficace.
Chez la souris, la PBM appliquée sur la cuisse renforce les capacités antifongiques des neutrophiles (contre Paracoccidioides brasiliensis), suggérant une immunostimulation directe cellulaire.
